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BP ABIDJAN (VILLE)
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Business Description
Le Prix de Flore fut fondé un jour de mai 1994, autour d’une des tables du Flore, dans le but de couronner un auteur au talent « prometteur ». Les critères de sélection étant l’originalité, la modernité, la jeunesse.
Le Jury, présidé par Frédéric Beigebeder est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-rené Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.
Le jury se distingue par son indépendance, sa liberté, son insolence. C’est au mois de novembre que le Prix est remis lors d’une soirée au café de Flore. Mr Miroslav Siljegovic, président d’honneur, remet au lauréat un chèque de 6100 euros ainsi qu’un verre de Pouilly gravé à son nom, à consommer sans modération durant une année au Flore.
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Le Prix de Flore 2023 est décerné à Maria Pourchet pour son roman « Western » (Stock) au deuxième tour de scrutin par 6 voix contre 4 à « La bague au doigt » d’Eva Ionesco (Robert Laffont) et 1 voix à « L’amour » de François Bégaudeau (Verticales). Manuel Carcassonne, PDG des Éditions Stock, s’est abstenu.
Dans son roman galopant porté par une écriture éblouissante, Maria Pourchet livre avec un sens de l’humour à la mesure de son sens du tragique, une profonde réflexion sur notre époque, sa violence, sa vulnérabilité, ses rapports difficiles à la liberté et la place qu’elle peut encore laisser au langage amoureux. Maria Pourchet est notamment l’autrice de « Rome en un jour », « Toutes les femmes sauf une » et « Feu ».
Elle succède à Joffrine Donnadieu, lauréate en 2022 pour son roman « Chienne et louve » (Gallimard)
A propos du Prix de Flore
Fondé en 1994 par Carole Chrétiennot et Frédéric Beigbeder, ce prix récompense depuis sa création un jeune auteur audacieux au talent prometteur qui reçoit un chèque de 6150 euros et le droit de consommer, au Café de Flore, pendant un an chaque jour du Pouilly-fumé dans un verre gravé à son nom. Françoise Sagan avait été la marraine de la première édition.
Le jury est composé de Frédéric Beigbeder, Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint- Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Jean-René van der Plaetsen, Arnaud Viviant.
http://prixflore.fr
#prixflore23
Le Prix de Flore 2022 a été décerné au troisième tour à Joffrine Donnadieu pour son roman « Chienne et Louve » (Editions Gallimard) par 8 voix contre 4 à « L’inconduite » d’Emma Becker (Editions Albin Michel).
Elle succède à Abel Quentin, et rejoint un palmarès exigeant où figurent notamment Michel Houellebecq, Aurélien Bellanger, Tristan Garcia, Virginie Despentes, Christine Angot ou Amélie Nothomb.
Fondé en 1994 par Carole Chrétiennot et Frédéric Beigbeder, ce prix récompense depuis sa création un jeune auteur audacieux au talent prometteur qui reçoit un chèque de 6150 euros et le droit de consommer pendant un an chaque jour du Pouilly-fumé dans un verre gravé à son nom. Françoise Sagan avait été la marraine de la première édition.
Le Jury est composé de Frédéric Beigbeder, Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant
ABEL QUENTIN 2021, Le Voyant d’Etampes (Editions de l’Observatoire)
Les cinq romans sélectionnés :
Cinq dans tes yeux d’Hadrien Bels (Éditions de L’Iconoclaste)
Un hiver à Wuhan de Alexandre Labruffe (Éditions Verticales)
La grâce de Thibault de Montaigu (Éditions Plon)
Sept gingembres de Christophe Perruchas (Éditions du Rouergue)
La trajectoire des confettis de Marie-Eve Thuot (Éditions du sous-sol)
THIBAULT DE MONTAIGU 2020, La Grâce (Plon)
Les six romans sélectionnés :
Grande couronne de Salomé Kiner (Éditions Christian Bourgois)
Wonder Landes de Alexandre Labruffe (Éditions Verticales)
Mobylette de Frédéric Ploussard (Éditions Héloïse d’Ormesson)
Le voyant d’Etampes de Abel Quentin (Éditions de l’Observatoire)
Mon mari de Maud Ventura (Éditions de L’Iconoclaste)
Feu de Maria Pourchet (Fayard)
SOFIA AOUINE 2019, Rhapsodie des oubliés (La Martinière)
Les quatre romans sélectionnés :
Rhapsodie des oubliés de Sofia Aouine (Éditions La Martinière)
La Maison d’Emma Becker (Éditions Flammarion)
Nino dans la nuit de Simon et Capucine Johannin (Éditions Allia)
Chroniques d’une station service d’Alexandre Labruffe (Éditions Verticales)
RAPHAËL RUPERT 2018, Anatomie de l’amant de ma femme (L’Arbre Vengeur)
Liste des nominés :
Arcadie d’Emmanuelle Bayamak-Tam (P.O.L)
Babylone Express de Mathilde-Marie de Malfilâtre (Le Dilettante)
Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu (Actes Sud)
Anatomie de l’amant de ma femme de Raphaël Rupert (L’Arbre vengeur )
PIERRE DUCROZET, L’invention des Corps (Actes Sud) & ZARCA, Paname underground (Goutte d’or)
Pour la première fois depuis 23 ans, le Prix de Flore a été décerné au troisième tour à deux lauréats ex-aequo, par 6 voix à Pierre Ducrozet, pour L’invention des Corps (Actes Sud), et 6 voix à Zarca pour Paname underground (Goutte d’or).
Liste des nominés :
Pierre Ducrozet, L’INVENTION DES CORPS (Actes Sud)
David Dufresne, NEW MOON (Seuil)
Eva Ionesco, INNOCENCE (Grasset)
Marion Vernoux, MOBILE HOME (L’Olivier)
Zarca, PANAME UNDERGROUND (Goutte d’Or)
NINA YARGEKOV 2016, Double Nationalité (P.O.L)
Liste des nominés :
Boris Bergmann, Déserteur (Éditions Calmann-Lévy)
Cédric Gras, Anthracite (Éditions Stock)
Joann Sfar, Comment tu parles de ton père (Éditions Albin Michel)
Leila Slimani, Chanson douce (Éditions Gallimard)
Nina Yargekov, Double nationalité (Éditions POL)
JEAN-NOËL ORENGO 2015, La fleur du capital (Grasset)
Liste des nominés :
Laurent Binet, La septième fonction du langage (Grasset)
Pierre Ducrozet, Eroica (Grasset)
Emilie Frèche, Un homme dangereux (Stock)
Jean-Pierre Montal, Les années Foch (Pierre-Guillaume de Roux)
Daniel Parokia, Avant de rejoindre le grand soleil (Buchet-Chastel)
AURÉLIEN BELLANGER 2014, L’Aménagement du territoire (Gallimard)
Les six romans sélectionnés :
Frederika Amalia Finkelstein, L’Oubli (L’Arpenteur/Gallimard)
Ismaël Jude, Dancing with myself (Verticales)
Franck Maubert, Visible la nuit (Fayard)
Aurélien Bellanger, L’Aménagement du territoire (Gallimard)
Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre (Gallimard)
MONICA SABOLO 2013, « Tout cela n’a rien à voir avec moi » (Lattès)
VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=4HWqITKqsKk
Les neuf romans séléctionnés :
Nelly Allard, Moment d’un couple (Gallimard)
Xavier Boissel, Autopsie des ombres (Inculte)
David di Nota, Ta femme me trompe (Gallimard)
Olivier Lebé, Repulse Bay (Allia)
Fabien Prade, Parce que tu me plais (NiL)
Monica Sabolo, Tout cela n’a rien à voir avec moi (Lattès)
Sacha Sperling, J’ai perdu tout ce que j’amais (Fayard)
Flore Vasseur, En bande organisée (Editions des Equateurs)
Marc Weitzmann, Une matière inflammable (Stock)
OSCAR COOP-PHANE 2012, « Zenith Hotel » (Finitude)
VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=f4snVEI7JwI
Les six romans sélectionnés :
Pit Agarmen, La nuit a dévoré le monde (Robert Laffont)
Aurélien Bellanger, La Théorie de l’information (Gallimard)
Anne Berest, Les Patriarches (Grasset)
Oscar Coop-Phane, Zenith Hôtel (Finitude)
Philippe Djian, “Oh…” (Gallimard)
Anne Serre, Petite table sois mise! (Verdier)
MARIEN DEFALVARD 2011, «Du temps qu’on existait» (Grasset)
Les six romans sélectionnés :
Marien Defalvard, Du temps qu’on existait (Grasset)
Patrice Lelorain, Revenants (La Table Ronde)
Jérôme Leroy, Le bloc (Gallimard, “Série noire”)
Edouard Limonov, Journal d’un raté (Albin Michel)
Olivier Maulin, Les lumières du ciel (Balland)
Vanessa Schneider, Le pacte des vierges (Stock)
ABDELLAH TAIA 2010, « Le jour du roi », Seuil
VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=vt3-ZTO0Kek
Les cinq romans sélectionnés :
« La fille de son père » de Anne Berest (Seuil)
« Naissance d’un pont » de Maylis de Kerangal (Verticales)
« Les assoiffées » de Bernard Quiriny (Seuil)
« À la folle jeunesse » de Ann Scott (Stock)
« Le jour du roi » de Abdellah Taïa (Seuil)
SIMON LIBERATI 2009, « L’hyper-Justine », Flammarion
VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=V_nth76uqps
Les cinq romans sélectionnés :
Michka Assayas, Solo (Grasset)
Samuel Corto, Parquet flottant (Denoël)
Simon Liberati, L’hyper-Justine (Flammarion)
Giulio Minghini, Fake (Allia)
Jean-Marc Parisis, Les aimants (Stock)
TRISTAN GARCIA 2008, « La meilleure part des hommes », Gallimard
VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=qZtMkrP36Yc
Les cinq romans sélectionnés :
Pierric Bailly, Polichinelle (POL)
Tristan Garcia, La meilleure part des hommes (Gallimard)
Karine Tuil, La domination (Grasset)
Philippe Vilain, Faux-Père (Grasset)
Aude Walker, Saloon (Denoël)
AMELIE NOTHOMB 2007, «Ni d’Eve, ni d’Adam», Albin Michel
Les sept romans sélectionnés :
« Viens là que je te tue ma belle » de Boris Bergman (Scali)
« Un roman russe » d’Emmanuel Carrère (POL)
« Cercle » de Yannick Haenel (Gallimard)
« Nada exist » de Simon Liberati (Flammarion)
« Pâle sang bleu » d’Alizé Meurisse (Allia)
« Ni d’Eve, ni d’Adam » de Amélie Nothomb (Albin Michel)
« Technosmose » de Mathieu Terence (Gallimard)
CHRISTINE ANGOT 2006, «Rendez-vous», Flammarion
Les six romans sélectionnés :
« Rendez-vous » de Christine Angot (Flammarion)
« Supplément au roman national » de Jean-Eric Boulin (Stock)
« Grande Jonction » de Maurice G. Dantec (Albin Michel)
« L’heure et l’ombre » de Pierre Jourde (L’Esprit des Péninsules)
« Les Bienveillantes » de Jonathan Littell (Gallimard)
« Une fille dans la ville » de Flore Vasseur (Ed. des Equateurs)
JOY SORMAN 2005, «Boys, boys, boys», Gallimard
Les six romans sélectionnés :
« Kuru » de Thomas Gunzig (Au Diable Vauvert)
« Le livre pour enfants » de Christophe Honoré (L’Olivier)
« Asiles de fous » de Régis Jauffret (Gallimard)
« Je m’appelle Jeanne Mass » de Thomas Lélu (Léo Scheer)
« Et mon fils avec moi n’apprendra qu’à pleurer » de Frédéric Roux (Grasset)
« Boys, boys, boys » de Joy Sorman (Gallimard)
BRUCE BENDERSON 2004, «Autobiographie érotique», Rivages
Les huit romans sélectionnés :
« Les Désaxés » de Christine Angot (Stock)
« Anthologie des apparitions » de Simon Libérati (Flammarion)
« Partouz » de Yann Moix (Grasset)
« Biographie de la faim » Amélie Nothomb (Albin michel)
« L’agent dormant » de Fabrice Pliskin (Flammarion)
« Le 18 » de Ludovic Roubaudi ( Le Dilettante)
« Cà ne se fait pas » de Isabelle Spaak (Ed. des Equateurs)
« Autobiographie érotique » de Bruce Benderson (Rivages)
PIERRE MEROT 2003, «Mammifères», Flammarion
Les cinq romans sélectionnés :
« Service clientèle » de Benoît Duteurtre (Gallimard)
« Les derniers jours de la classe ouvrière » de Aurélie Filippetti (Stock)
« Univers, univers » de Régis Jauffret (Verticales)
« Mammifères » de Pierre Mérot (Flammarion)
« Allah superstar » de Y B (Grasset)
GREGOIRE BOUILLIER 2002, « Rapport sur moi », Allia
Les six romans sélectionnés :
« Pourquoi le Brésil » de Christine Angot (Stock)
« Exhibition » de Michka Assayas (L’Arpenteur/Gallimard)
« Rapport sur moi » de Grégoire Bouillier (Allia)
« Rose bonbon » de Nicolas Jones-Gorlin (Gallimard)
« La terre promise, pas encore » de Michael Sebban (Ramsay)
« Archimondain, jolipunk » de Camille de Toledo (Calmann Lévy)
CHRISTOPHE DONNER 2001, « L’Empire de la Morale », Grasset
Les six romans sélectionnés :
« L’Empire de la Morale », de Christophe Donner (Grasset)
« Promenade », de Régis Jauffret (Verticales)
« L’Agrume », de Valérie Mrejen (Allia)
« Toboggan », de Fabrice Pliskin (Flammarion)
« Cavalcade », de Bruno de Stabenrath (Laffont)
« L’Absolue Perfection du Crime », de Tanguy Viel (Minuit)
NICOLAS REY 2000, « Mémoire Courte », Au Diable Vauvert
Les quatre romans sélectionnés :
« Quitter la ville », de Christine Angot (Stock)
« Anissa Corto », de Yann Moix (Grasset)
« Mémoire Courte », de Nicolas Rey (Au Diable Vauvert)
« Ingrid Caven », de Jean-Jacques Schuhl (Gallimard)
GUILLAUME DUSTAN 1999, « Nicolas Pages », Balland
Les six romans sélectionnés :
« Nicolas Pages », de Guillaume Dustan (Balland)
« La Décomposition », d’Anne Garetta (Grasset )
« Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », d’Anna Gavalda (Le Dilettante)
« Descente », de Charles Pepin (Flammarion)
« L’un pour l’autre », de Nathalie Rheims (Galilée)
« Journal d’un coeur sec », de Mathieu Terence (Phébus)
VIRGINIE DESPENTES 1998, « Les jolies Choses », Grasset
Les cinq romans sélectionnés :
« Les jolies Choses », de Virginie Despentes (Grasset)
« Sans moi », de Marie Desplechin (Editions de l’Olivier)
« Plus fort que moi », de Guillaume Dustan (P.O.L)
« Treize minutes », de Nicolas Rey (Valat)
« Je pense à toi tous les jours », d’Héléna Villovitch (Editions de l’Olivier)
PHILIPPE JAENADA 1997, « Le chameau Sauvage », Julliard
Les six romans sélectionnés :
« La mort subite du Nourrisson », de Christophe Beaufils (Champ Vallon)
« Au Plafond », d’Eric Chevillard (Minuit)
« Je sors ce Soir », de Guillaume Dustan (P.O.L)
« Le chameau Sauvage », de Philippe Jaenada (Julliard)
« Ma Vie (titre provisoire) », de Jack-Alain Léger (Salvy)
« Des Hommes qui s’éloignent », de François Taillandier (Fayard)
MICHEL HOUELLEBECQ 1996, « Le Sens du Combat », Flammarion
Les six romans sélectionnés :
« Truismes » de Marie Darrieussecq (POL)
« Blocus Solus » de Bertrand Delcour (Série Noire – Gallimard)
« Retour à Eden » de Christophe Donner (Grasset)
« Le Sens du Combat » de Michel Houellebecq (Flammarion)
« Le jour du chien » de Caroline Lamarche (Editions de Minuit)
« Inch Allah » de Marc-Edouard Nabe (Editions du Rocher)
JACQUES A. BERTRAND 1995, « Le pas du loup », Julliard
Les six romans sélectionnés :
« Le pas du loup » de Jacques A.Bertrand (Julliard)
« Un ruban noir » de Vincent Borel (Actes sud)
« Baise-moi » de Virginie Despentes (Editions Florent Massot)
« Trop sensibles » de Marie Desplechin (Editions de l’Olivier)
« Le Général Solitude » d’Eric Faye (Le Serpent à Plumes)
« La puissance des mouches » de Lydie Salvayre (Editions du Seuil)
VINCENT RAVALEC 1994, «Cantique de la Racaille», Flammarion
Les cinq romans sélectionnés :
« Patte de velours » de Frédéric Fajardie (POL)
« La folie du moment » de Jean-François Kervéan (Calmann-Lévy)
« Bientôt nous ne serons plus rien » de Xavier Patier (La Table ronde)
« Cantique de la racaille » de Vincent Ravalec (Flammarion)
« L’ange et le réservoir de liquide à freins » d’Alix de Saint André (Gallimard-Série Noire)
Saint-Germain-Des-Prés, mot magique… Unique quartier de Paris, où se côtoyèrent et s’entremêlèrent les divers courants de la création artistique et littéraire dans un univers de liberté.
Le Café de Flore fait son apparition au début de la IIIème République, sans doute en 1887. Il doit son nom à une sculpture de la petite divinité qui se dressait de l’autre côté du boulevard.
A la fin du XIXème siècle, Charles Maurras, installé au premier étage, y rédigea son livre « Sous le signe de Flore ».
Vers 1913, Apollinaire investit les lieux. Avec Salmon ils transforment le rez-de-chaussée en salle de rédaction : la revue « Les soirées de Paris » voit le jour. La guerre ne changera rien aux habitudes du grand poète, le Flore est son bureau, il y reçoit à heures fixes.
Ainsi un jour de printemps 1917, il présente Philippe Soupault à André Breton. Plus tard, en provoquant la rencontre entre ces deux jeunes poètes avec Aragon, Apollinaire jette ainsi les fondements du groupe dadaïste.
La même année, il invente le mot « surréalisme ». Quand Tristan Tzara arrive à Paris, ses amis dadaïstes lui font visiter le Flore car c’est là qu’Apollinaire avait vécu et était mort (en 1918). En 1922, la rédaction de la revue érudite « Le Divan » se rassemble régulièrement sur les banquettes du Flore. Malraux, lui, vient y prendre son Pernod glacé.
Intellectuels, peintres, éditeurs, cineastes s’y croisent et s’y « reconnaissent »
Dans les années 30, Pascal, le garçon-philosophe qu’Albert Camus surnommera Descartes, sert Trotzki ou Chou En Laï. C’est au tour des littérateurs d’accourir au Flore. Léon-Paul Fargue y passe une heure ou deux heures chaque jour, Raymond Queneau s’y entretient avec Michel Leiris. Georges Bataille, Roger Vitrac, Robert Desnos sont assis à une table voisine de celle de Thierry Maulnier que rejoint parfois Robert Brasillach. Inévitablement, les éditeurs y installent leurs postes d’observation : Bernard Grasset, Robert Denoël, Eugène et Charles Fasquelle. Des rescapés de Montparnasse y séjournent volontiers, comme Derain, les frères Giacometti, Zadkine ou encore Picasso en compagnie de Christian et Yvonne Zervos.
Le peintre Yves Tanguy y entraine Léo Mallet, qui écrit après la guerre « La nuit de Saint Germain des Prés ». C’est au tour des cinéastes d’adopter le Flore : Marcel Carné, Yves Allégret côtoient des acteurs tels que Serge Reggiani, Jean Vilar, Arthur Adamov. La « bande à Prévert » investit les lieux, occupant parfois les trois quarts de la salle. La « bande à Prévert », c’était en fait le « groupe Octobre » : Jacques Prévert, Pierre Prévert, Jean-Louis Barrault, Raymond Bussières, Roger Blin, Marcel Duhamel, Jean-Paul Le Chanois, Guy Decomble, Paul Frankeur, Yves Deniaud, Paul Grimault, Fabien Loris, Sylvia Bataille, Maurice Baquet, Max Morise et le petit Mouloudji…
« Au Flore, nous avons traversé l’Occupation comme un océan, les éclaboussures des évènements se cassaient sur le bordage »
Henri Pelletier (peintre)
En 1939, Paul Boubal rachète le Café de Flore. Le gros poêle installé au milieu de la salle est une invitation aux longues permanences et les écrivains ne se privent pas d’en profiter. Simone de Beauvoir sera d’ailleurs une des premières à l’adopter. Jean-Paul Sartre écrit : « Nous nous y installâmes complètement : de neuf heures du matin à midi, nous y travaillions, nous allions déjeuner, à deux heures nous y revenions et nous causions alors avec des amis que nous rencontrions jusqu’à huit heures. Après dîner, nous recevions les gens à qui nous avions donné rendez-vous. Cela peut vous sembler bizarre, mais nous étions au Flore chez nous ». Autre détail d’importance, sous l’occupation, on ne rencontrait pas d’allemands au Flore. Sartre invente la philosophie « existentialiste ». Il affirme « les chemins du Flore ont été quatre ans pour moi Les Chemins de la liberté… ».
A cette époque, le Flore ressemble plus à un club anglais qu’à un café, c’est par tables de 10 ou 12 que se réunissent ces copains de toujours ou de la veille, chacun peut alors s’improviser l’un des leurs à la seule condition de savoir se faire accepter discrètement ou brillamment. A cette époque Léon Paul Fargue et Maurice Sachs y viennent tous les jours. Simone Signoret écrit dans ses mémoires : « Je suis née un soir de mars 1941 sur une banquette du Café de Flore ». L’Occupation, au Flore, avait comme un air de liberté ; la « bande à Prévert » d’un côté, la « famille Sartre » de l’autre, ou encore le « groupe communiste » avec en tête Marguerite.
L’existentialisme s’incarne en une jeunesse ivre de liberté, Juliette Gréco, Boris Vian…
L’existentialisme est à la mode et Juliette Gréco impose son style longiforme. Boris Vian rédige « le manuel de Saint-Germain des Prés », joue de la trompette dans les caves, écrit des poèmes, il est de plein pied dans son époque et en est l’un des acteurs principaux. Saint-Germain-des-Prés est un lieu de rencontres et d’amitiés, un formidable laboratoire où chacun propose sa forme, sa couleur, son goût, sa vision de la liberté, car c’est bien de liberté dont il s’agit, avant toute chose. Arthur Koestler, Ernest Hemingway, Truman Capote, Lawrence Durrell sont des fidèles, ils sont tous membres du PCF, le Pouilly Club de France créé par Boubal, parti anecdotique portant le nom du fameux vin blanc servi au café. Le patron saluait à midi les amis surréalistes d’André Breton, et le soir Albert Camus ou les quatre hussards : Nimier, Déon, Kléber Haedens et Jacques Laurent, tandis qu’Albert Vidalie et Antoine Blondin engageaient de mémorables batailles d’œufs durs (ou frais) qui éclaboussaient tantôt les frères Prévert et leurs amis du groupe Octobre, parfois Artaud ou Vian.
Daniel Gélin et Danielle Delorme sont jeunes et beaux. C’est au Flore qu’ils abritent leur amour, Jacques Tati les a sûrement croisés, Sacha Guitry probablement enviés.
« A l’époque, on avait l’impression que tout le cinéma se réunissait là : les auteurs et leurs muses, les dialoguistes, les décorateurs, presque tous ceux qui participaient à la création » Daniel Gélin.
Le monde du cinéma s’empare des lieux : Christian Vadim, Jane Fonda, Jane Seberg, Roman Polanski, Marcel Carné. Brigitte Bardot, Alain Delon, Losey et Belmondo préféraient la terrasse, comme avant eux Simone Signoret, Yves Montand ou Gérard Philipe. Daniel Fillipachi fréquente assidûment le Flore qu’il a connu enfant lorsqu’il accompagnait son papa. Léo Ferré, quant à lui, n’y entre jamais sans Pépé, sa guenon, sur l’épaule. L’intelligentsia de l’époque, ceux déjà célèbres ou pas encore sont dans la salle : Alain Robbe-Grillet, Michel Butor, Sollers, Sagan, Roland Barthes, Nathalie Sarraute, Romain Gary…
La Mode aussi, ses créateurs – Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, Rochas, Gunnar Larsen, Givenchy, Lagerfeld, Paco Rabanne, Guy Laroche – comme ses « créatures » : les plus beaux, les plus célèbres mannequins du monde, que Thierry Le Luron et ses complices Jacques Chazot, Mourousi et Jean Marie Rivière viennent contempler en douce avec Régine, Castel ou les frères Botton.
Pêle-mêle, César, Tristan Tzara, Alberto Giacometti, Dali, Pierre Seghers, Pierre Brasseur, Alice Sapritch, Serge Reggiani, Jean Vilar et le psychanalyste Jacques Lacan prolongent la tradition du Café de Flore pendant les années soixante.
Saint-Germain des Prés est devenu le village de France le plus connu dans le monde !
Le Flore, Les Deux-Magots et Lipp en sont les chapelles.
En 1983, Mr Boubal rencontre Mr et Me Siljegovic, leur sensibilité respective s’accordent parfaitement quand au Flore, à son « aura », à son avenir, Mr Boubal trouve en eux les dignes successeurs de ce lieu déjà mythique.
On dit du Flore qu’il est un « mythe », « une institution », qu’il ne s’offre qu’à une clientèle d’initiés.
Les fantômes de ceux qui l’ont fréquenté, les visages – connus ou pas – de ceux qui le fréquentent en font un endroit chargé d’un riche passé mais bien ancré dans son présent. La clientèle est un subtil mélange d’artistes, d’écrivains, d’intellectuels, de journalistes, politiques, stylistes ou « grands patrons », mais aussi de fidèles anonymes. Au Flore on vient sans se donner rendez-vous et on rencontre les gens avec qui on aurait pu avoir rendez-vous. On y vient pour voir, pour se faire voir mais on tient à la discrétion. La clientèle française est celle d’hier et plus encore celle d’aujourd’hui. Serge Gainsbourg buvait invariablement un double pastis 51 qu’il avait baptisé un « 102 ». Gianni Agnelli y établit ses dîners familiaux parisiens. A l’heure de la Fiac, Francis Bacon s’attablait au Flore, il y arrivait en fin de matinée et n’y bougeait plus jusqu’en début de soirée.
Au Flore, les premières heures de la matinée appartiennent à quelques habitués dont le rituel ne craint pas les années, parmi eux : Jean-Loup Sieff, Alain Ayache qui se plaît à dire « Prendre son café au Flore rend un peu plus intelligent ». Puis, suit alors la ronde des rendez-vous journalistiques et politiques.
Au Flore, il n’est pas une journée qui se ressemble et pourtant elles se ressemblent toutes. Au premier étage, Juliette Gréco aime rêver, pour elle « Au Flore les gens sont un peu moins laids qu’ailleurs », non loin Elkabach lit son journal, Jean Drucker mène une conversation animée. C’est là que les auteurs aiment donner des interviews, les acteurs faire leur rendez-vous. Claire Chazal retrouve une amie et papote comme une collégienne, Catherine Deneuve aime le rez-de-chaussée et l’étage indifféremment, comme sa fille Chiara Mastroianni.
Fabrice Lucchini, léger comme une plume, promène sa folie sous les lustres Art-déco du Flore.
Souvent Bernard-Henri Lévy déjeune à la même table, celle à droite sous la pendule, c’est là que, plutôt s’asseyaient les membres du PCF, Arielle Dombasle, sa femme, le rejoint ou accompagne sa grand-mère pour un thé plus tard dans la journée quand Laurent Terzieff est déjà attablé. Sonia Rykiel et Nathalie, sa fille, ont leur table réservée tous les jours jusque 13h30, essayez un peu de vous y installer avant vous serez rapidement écarté par le garçon. Privilège partagé par Danielle Thompson et son mari, Albert Koski, pour leurs brunchs du week-end, ils reçoivent comme chez eux, la famille, les copains…
Chaque année, Lauren Bacall séjourne quelques mois à Paris, à Saint-Germain des Prés, et passe de longs moments au Flore, elle a cette présence unique de grande dame, sublime et discrète. Mais le Flore est avant tout un café littéraire où les auteurs d’hier et d’aujourd’hui se réunissent: Albert Cossery, François Nourrissier, Pierre Bourgeade, Jean d’Ormesson, Jorge Semprun, Tahar Ben Jelloun sont des fidèles. Peu après la sortie de « l’Alchimiste », Paulo Coelho se montre au Flore et y passe la majorité de ses après-midi parisiennes.
Autour d’un verre, Patrick Besson et Marc-Edouard Nabe aiment à polémiquer. Pascal Bruckner et Yves Simon s’entretiennent doucement tout en se saluant les uns et les autres.
Au Flore, le cinéma américain est aussi largement représenté : Sharon Stone aime y déguster du champagne, Robert de Niro passe de longues matinées à observer les passants, Francis Ford Coppola déclare sur une chaîne française que son rêve est de vivre à St-Germain des Prés pour pouvoir chaque matin prendre son petit déjeuner au Flore (sa fille Sofia est une fidèle). Johnny Depp n’a pas d’heures: tôt le matin, en plein après-midi, ou tard le soir. Au printemps Isabella Rosselini se prélasse en terrasse, Jack Nickolson, cigare en bouche, profite des premiers soleils… Al Pacino, Tim Burton, Matt Dillon, Harvey Keitel, Gary Oldman, Cher, Paul Auster s’y croisent.
Le Flore est le café le plus célèbre du monde. Grâce à Sophie Fontanel, sachez que commander, que dire et où vous assoir… et devenez un habitué !
Quatre façons d’appeler les gens qui vont au Flore : « Un habitué du Flore ». C’est la formule basique, celle qui vous classe d’emblée parmi les rares personnes qui ont le droit de réserver une table par téléphone. « Un pilier du Flore ». C’est la formule inélégante. Dieu est témoin que jamais un habitué du Flore ne dira ça.
« Il est souvent au Flore ». C’est la formule luxe. Ça veut dire que machin (Quentin Tarantino, par exemple) sait où sont les repères de luxe. Il ne joue pas au flipper au café Le Colibri. C’est pas un pauvre gars. « Quand il vient à Paris, il va au Flore ». C’est la formule spéciale pour les acteurs américains. Robert De Niro, maintenant légèrement out, même au Flore, quand il vient à Paris, il va au Flore. Ou alors ; s’il peut pas à cause des paparazzis, il se fait livrer des choses du Flore à l’hôtel.
Langue à utiliser au Flore pour commander un café. Si on veut être chic, on ne dit pas « un café », mais un « café pot ». Il arrive dans un petit pot avec la tasse vide et son petit plateau adorable. Pour commander un verre de vin. Si on veut être chic, on ne dit pas « un verre de blanc », mais un « Ladoucette », vin de la maison. Pour commander des frites. Si on veut être chic, on ne demande pas de frites (y’en a pas), mais un « paquet de chips ».
A quoi on reconnaît un habitué quand il entre. Il dit bonjour au monsieur imposant à l’entrée et file serrer la main de la dame à la caisse, qui est soit Marie-Hélène, soit Nadine, soit Irène, celle ultra pomponnée du soir. Quand il s’assoit. Il pose ses affaires, il les laisse sur la table, portable y compris, et il monte se laver les mains à l’étage, en confiance. Quand il petit-déjeune. Il a juste demandé des œufs à la coque, et ses mouillettes à lui arrivent grillées. Quand il dévore un truc. Il prend un welsh rarebit, même en été. C’est dans une cassolette, un toast nappé de bière et de cheddar, passé au four. Ça se mange inondé de Worcester sauce, on peut même (et on doit) s’en faire couler le long du menton.
Phrases hypersnobs à prononcer juste avant d’y aller « T’as une autre idée, à part le Flore ? » Comprendre : « Moi, j’ai décidé d’aller au Flore et c’est pas demain la veille qu’on me fera changer d’avis, mais je fais semblant d’être ouverte à tout, même si ce sera forcément moins bien que ma première idée. » « Flore direct, non ? » Comprendre : « Avec toi, je suis totalement à l’aise, je sais qu’on se comprend. » « Retrouvons-nous au Flore et, après, on verra ce qu’on fait… » Comprendre : « On verra déjà combien de gens on rencontre au Flore. » Remerciement : Sophie Fontanel, magazine Elle, déc. 2005
Dès son ouverture en 1887 sur le boulevard Saint-Germain, qui venait d’être percé, le Café de Flore est marqué par l’art. Niché au cœur d’un des villages les plus célèbres de Paris, il est un des poumons de l’intelligentsia, de la littérature et des arts. Autour de ses tables sont nés le dadaïsme, le surréalisme, puis l’existentialisme. Des monstres sacrés de la littérature ont hanté ses murs (Apollinaire, Breton, Aragon, Malraux, puis Camus, Queneau…), lui ont consacrés des romans. Ils y ont également écrit des œuvres majeures de l’histoire de la littérature.
Des générations d’artistes se sont succédées au Flore : écrivains, éditeurs, peintres, photographes, cinéastes, musiciens, chanteurs, stylistes, danseurs… Le numéro 172 de ce boulevard du 6ème arrondissement parisien est le lieu où l’on parade en toute discrétion.
Ouvert aux tendances avant-gardistes, depuis devenues des courants essentiels de la création moderne, le Café de Flore a abrité des artistes mythiques : Picasso, Giacometti, Duras, Juliette Gréco, Vian, Doisneau, Cartier-Bresson, Sieff, Montand, Polanski, Bardot, Gainsbourg, Sagan, Saint-Laurent, Givenchy, Rochas, Noureev, Béjart… Dès les années 1950, cet emblème de la culture parisienne, a séduit nombre d’Américains dont, entre autres, Ernest Hemingway, Truman Capote, Jean Seberg, Gary Cooper… Plus que jamais, le Café de Flore soutient et promeut les artistes.
Les fameux sets du Café de Flore dessinés par Sempé, fidèle habitué du Flore depuis plus de 40 ans.
Depuis plus d’un siècle et demi, le Café de Flore, au carrefour des tendances, au gré de collaborations prestigieuses, inspire les plus illustres photographes. Brassaï, Helmut Newton, Richard Avedon, Peter Lindbergh, Paolo Roversi, Mario Testino, Annie Leibovitz ou Dominique Issermann, ont saisi l’air du temps au Café de Flore
De nombreux défilés de haute couture ont lieu au 172 boulevard Saint Germain : Chanel, Yves Saint Laurent, Chloé, Sonia Rykiel, Paco Rabanne.
Sonia Rykiel et Louis Vuitton ont réalisé les shooting de leurs collections au Flore.
Pour ses soixante ans, la maison Longchamp a choisi le Café de Flore pour décor de sa campagne publicitaire. Les célèbres photographes de mode Mert and Marcus y ont photographié le couple Kate Moss / Gaspard Ulliel. Les images ont ensuite habillé la façade de la nouvelle boutique du maroquinier, à New York. Le charme du Flore a envahi Madison Avenue : Longchamp avait tenu à préciser sur ses clichés le lieu de la séance photo.
Emma Watson, nouvelle ambassadrice de la maison Lancôme apparaît à la terrasse du Flore dans le spot publicitaire du nouveau parfum Trésor Midnight Rose.
Depuis la Nouvelle Vague, les réalisateurs se pressent au Café de Flore. Ils viennent eux aussi capturer la magie du lieu et son parfum intemporel. En 1944, Yves Allégret avait même fait reconstruire le décor du Flore dans les studios niçois pour les besoins de son film La boîte aux rêves.
Jean-Marc Vallée, jeune réalisateur d’avant-garde québécois, auteur du très remarqué C.R.A.Z.Y., présente un film dont il a le secret et qu’il a souhaité appeler Café de Flore. Pour son premier long-métrage, L’amour dure trois ans, l’écrivain à succès Frédéric Beigbeder, a lui aussi tourné au Flore qu’il connaît bien…
Le Parcours Saint germain est une manifestation annuelle d’art contemporain, qui propose une promenade artistique dans ce quartier mythique. Une trentaine d’artistes sont invités chaque année à créer des œuvres inédites, présentées dans les lieux emblématiques du quartier, Place Saint-Germain-des-Prés, dans la chapelle de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Place Furstenberg, chez Christian Dior, Louis Vuitton, au Café de Flore…
Cette exposition renoue avec une longue tradition qui fit de Saint-Germain-des-Prés, l’un des symboles de la vie culturelle parisienne.
M. Jean-Paul Claverie – Conseiller du Président – Groupe L.V.M.H
M. Jean-Pierre Lecoq – Conseiller de Paris, Maire du 6e arrondissement
M. Miroslav Siljegovic et Mme Monique Mouroux – Comité Saint-Germain-des-Prés
M. Alfred Pacquement – Directeur du Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou
M. Henry-Claude Cousseau – Directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Mme Pascale Le Thorel – Critique d’art et Directrice des éditions de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris
M. Alain Reinaudo – Directeur adjoint, département des échanges artistiques de CulturesFrance
Mme Marie-Laure Jousset – Responsable et conservateur du design – Centre Georges Pompidou
Mme Anne-Marie Charbonneaux – Présidente des amis du Jeu de Paume
M. Hervé Mikaeloff – Consultant en art contemporain
M. Gilles de Bure – Critique d’art
M. Kamel Mennour – Galeriste
Mme agnès b – Créatrice
M. Jean-Charles de Castelbajac – Créateur
M. Olivier Massart – La Mode en Images
Mme Sylvie Winckler – Collectionneur
Mme Astrid de T’Sercleas – Journaliste
Melle Carole Chrétiennot – Café de Flore (télécharger interview PDF)
Mme Sandra Mulliez – Collectionneur
Le Café de Flore accompagne le Parcours Saint-Germain depuis sa création et fait partie des lieux les plus fidèles au programme et des plus investi dans le soutien à la création. Chaque année, Carole Chrétiennot, directrice artistique, invite un artiste à proposer une installation in-situ, inspirée par cet endroit mythique.
En 2019, Le Café de Flore propose de revenir sur cet engagement, maintenu et affirmé au fil des années, à travers une retrospective des œuvres co-produites par le Café de Flore et le Parcours Saint-Germain lors des précédentes éditions.
Cette exposition rassemble des pièces d’artistes de renom dont Renaud-Auguste Dormeuil, Ange Leccia, Le Gun, Michael Lin, Franck Scurti, Jeanne Susplugas, Nicole Tran Ba Vang et Erwin Wurm. Toujours à la pointe du contemporain, le Café de Flore invite Jefferson Fouquet, artisan fleuriste, à proposer une installation florale, interprétation d’une sélection de cette collection.
Le Café de Flore et la galerie Jean-Kenta Gauthier sont heureux d’annoncer l’exposition Daisuke Yokota / Raphaël Dallaporta : Formes de l’Abstrait, sur un coup de coeur de Carole Chrétiennot, directrice artistique du Café de Flore
L’exposition associe deux ensembles d’oeuvres articulés autour de la distance qui, en photographie, sépare l’abstraction de la figuration: les objets photographiques de la série Covariance de Raphaël Dallaporta, inéluctablement figuratifs, se révèlent être des abstractions mathématiques, alors que les photographies solarisées de la série Inversion de Daisuke Yokota, à première vue abstraites, dévoilent en grande partie des corps, des natures mortes, des paysages.
Ainsi, une baie vitrée du Café de Flore se mue en un ciel composé d’une multitude de cadres et les pièces accrochées aux miroirs suggèrent des éléments de la nature, si chère cet endroit mythique.
Les photographies solarisées de la série Inversion de Daisuke Yokota, né au Japon en 1983, sont le fruit de superpositions et manipulations de photographies réalisées par l’artiste dans le passé. L’artiste, dont l’oeuvre propose une réflexion dense sur la mémoire humaine, superpose des couches d’images comme une métaphore de ses souvenirs et des expériences. De prime abord abstraites, ces images se révèlent, après contemplation, en grande partie des corps, des natures mortes, des paysages.
Raphaël Dallaporta, né en France en 1980, développe quant à lui une pratique artistique fondée sur un dialogue avec des chercheurs internationaux, et qui offre une cohésion insolite entre histoire, sciences et art. L’oeuvre Covariance a été conçue avec le mathématicien français Alexandre Brouste. Ces images qui s’apparentent à des morceaux de nuages dans un ciel cosmique, sont formées en exploitant des formules mathématiques intégrant un principe aléatoire de covariance.
La conjonction des oeuvres contemplatives de Daisuke Yokota et Raphaël Dallaporta invite le visiteur à interroger la frontière entre le figuratif et l’abstrait, entre l’observation et l’imagination.
Avec la participation d’Emmanuelle de l’Écotais,
“Ange Leccia est un artiste majeur, l’un des pionniers français de l’art vidéo. Depuis le début des années 1980, la lumière et l’image, combinées à l’humain sont la matière première de son œuvre. […] Ainsi se répondent des visages et des paysages retenus par la caméra, des moments fabriqués, des instants saisis. […] L’artiste fait advenir les sujets : il filme des visages qui, pour devenir sujets, doivent être regardés, visités, interrogés. Il instaure un face-à-face singulier entre celui qui filme et le sujet filmé pour traquer ce qu’un visage laisse transparaître, au-delà de la surface, au-delà de l’être. Dans des dispositifs la plupart du temps d’une grande simplicité, loin de la superproduction afin d’être au plus proche du sujet, il enregistre la respiration, le battement des cils, une veine qui bat, des événements qui font l’être : des portraits justes, saisis, parfois volés en ce qu’ils saisissent l’être au-delà de sa conscience. […] Il fabrique des effets en utilisant le ralenti, le sample, la répétition, la colorisation et la solarisation. La musique est un autre composant des œuvres d’Ange Leccia : plus qu’un ressort, elle induit un état, une relation particulière entre l’image et son regardeur. Il n’est jamais question de discours ni de mots chez lui, c’est un art sinon silencieux, du moins fait d’une langue d’autant plus universelle qu’elle combine image et musique. […] Le souffle de la vie qui irrigue cette installation se lit et se ressent comme dans un carnet intime. Revenant à l’essence de son œuvre, à son caractère profondément intime, Ange Leccia trace ici des voies inédites entre réel et fiction.” Extraits du texte d’Alexia Fabre
Pour cette édition du Parcours Saint-Germain 2017, Ange Leccia répond à l’invitation du Café de Flore et propose une installation développée pour ce lieu mythique. Un triptyque vidéo présente une jeune femme, l’air introspectif, qui observe les gens dans le café. Comme une œuvre miroir, nous pouvons nous perdre dans nos pensées en regardant cette femme, rappelant ainsi l’état d’esprit particulier des cafés parisiens, que le Flore représente si bien.
Co-production : Carole Chrétiennot / Café de Flore – Parcours Saint-Germain
L’oeuvre protéiforme de Mathieu Mercier opère un déplacement d’objets ordinaires dans le champ de l’expérience esthétique. leurs valeurs d’usage et de symbole se confondent dans un art marqué par les avant-gardes et les ready-mades, comme par l’art minimal ou le design actuel. Ses productions semblent révéler, dans une certaine immédiateté, leur propres mécanismes de construction, mais derrière leur apparence épurée subsiste une aspiration à la perturbation. Les nombreuses références irritant son univers engagent une réflexion plurielle touchant à des problèmes à la fois plastiques, mémoriels et phénoménologiques. les Sculptures et installations hybrides de l’artistes véhiculent ainsi un rapport ambigu au réel, nous perdant dans nos propres incertitudes, frôlant l’énigme. Le regardeur est invité à laisser libre cours à son imagination face à la multitude de possibilités d’interprétations.
A l’occasion du Parcours Saint-Germain 2016, il est invité à créer un projet in-situ au Café de Flore : la totalité des miroirs de ce lieu emblématique est recouverte d’un adhésif semi-transparent dont le motif s’inspire de la trame des miroirs stylisés dans la culture pop, du cartoon à Roy Lichtenstein. En façonnant le reflet, qui permet notamment de voir et d’être vu, l’artiste questionne la fonction spécifique de cet objet hautement symbolique en même temps qu’il expose les limites des jeux et codes sociaux opérés dans ce célèbre lieu de rencontre. La référence pop s’accompagne donc d’une démarche conceptuelle de mise en abime instaurant une hésitation dans la manière d’appréhender ces lieux à la théâtralité revendiquée.
Co-production : Carole Chrétiennot / Café de Flore – Parcours Saint-Germain
FRANCK SCURTI AU CAFÉ DE FLORE
« Le travail de Franck Scurti [né en 1965] est difficilement répertoriable [car] l’artiste se place dans un mouvement qui est moins celui de la quête, du projet, que de la trouvaille et de l’attention au moment. […] Franck Scurti vagabonde à travers le monde et rapporte de ses déplacements des émissions de signes, souvent mineures, peu perceptibles, sans grande portée. […] Franck Scurti n’est pas un inventeur : il agence, compare, hybride, agrandit et déforme au besoin. La matière est prête, formatée, les discours ont été prononcés, les usages décidés, les idéologies bien en place. Reste à l’artiste la possibilité infinie de faire jouer des éléments dont la rigidité et la fixité ne sont que de façade ; reste à emmêler les origines et les fonctions, les références et les attributs. » Extrait du texte de Elisabeth Wetterwald.
Pour le Parcours Saint-Germain, Franck Scurti investit le Café de Flore avec de nouvelles pièces de la série Still Life conçues spécifiquement pour ce lieu emblématique de la vie culturelle parisienne.
LE GUN est un collectif fondé en 2004 par cinq artistes anglais (Neal Fox, Robert Rubbish, Stéphanie Von Reiswitz, Chris Bianchi et Bill Bragg) qui publie un magazine éponyme d’illustrations narratives. Le collectif conçoit également des installations et dessins à grande échelle qui mêlent esthétiques punk, pop et surréaliste.
À l’occasion de Parcours Saint-Germain. LE GUN investit le célèbre Café de Flore. À l’étage est reconstitué le Bar des Cornichons qui était le point de rendez-vous d’un groupe d’artistes surréalistes des années 1920, obsédés par le noir et blanc, nommé le Calamar Noir. L’animal était la projection de leur imaginaire et de leurs désirs latents alors que l’encre noire symbolisait le liquide de la création. Le soir du 25 septembre 1925, après que les cinq membres qui composaient le groupe du Calamar Noir se soient réunis autour d’un banquet noir et blanc gargantuesque, ils trouvèrent tous mystérieusement la mort dans des circonstances différentes et restées inconnues… LE GUN laisse planer le doute sur la réalité de ce groupe dont il s’est déjà inspiré pour réaliser une exposition à la Galerie Suzanne Tarasiève en 2012.
Jeanne Susplugas, artiste multidisciplinaire s’inspire de nos addictions et obsessions.
Pour le Café de Flore, l’artiste a spécialement réalisé des sets de table ainsi qu’une série de dessins contextuels. Elle reprend pour cette nouvelle série, Bottles, le principe de ses dessins Containers.
Ici, les flacons se sont changés en bouteilles–les noms des boissons sont remplacés par des mots qui, une fois assemblés, forment des phrases. Celles-ci ont deux origines : certaines proviennent de la collecte réalisée par l’artiste au fil de ses lectures depuis dix ans, d’autres sont le résultat de commandes spéciales à des écrivains.
Avec humour et poésie, l’artiste rend hommage à ce café mythique et à la littérature qu’elle affectionne particulièrement.
Pour cerise Doucède, la photographie est un moyen de mettre en forme ses rêves éveillés. Passionnée par la mise en scène et la création d’installations, son travail s’articule sur la relation qui peut exister entre les êtres humains et les objets. Ses personnages, perdus dans leurs pensées, projettent sur les décors et les objets qui les entourent leurs peurs, leurs obsessions et leurs fantasmes.
Pour le Parcours Saint-Germain, Cerise Doucède présente une nouvelle série inédite réalisée sur commande, mettant en scène des personnalités de Saint-Germain-des-Prés et qui gravitent autour du Flore et du Parcours.
« J’aime ces instants où je peux réinventer les lieux, m’approprier les objets pour leur faire dire autre chose. J’aime suggérer et non révéler des histoires »
Projet de Renaud Auguste-Dormeuil spécialement réalisé pour le Café de Flore, une série de portraits étranges.
( Produit par le Café de Flore et le Parcours Saint-Germain )
« La quête du pouvoir est un travail laborieux, elle n’est jamais le fruit du hasard. C’est également le révélateur d’un ego surdimensionné. En reprenant des photographies officielles de « grand hommes » de l’histoire contemporaine, la série « Les Ambitieux » propose un effacement radical de l’expression de cet ego ».
Le Parcours Saint-Germain et le Café de Flore ont choisi de mettre à l’honneur les collectionneurs et leur rôle actif dans le soutien des artistes, l’artiste Renaud Auguste-Dormeuil réalise une série de portraits de collectionneurs sur commande selon le même principe que sa série « Les Ambitieux ». Il rend ainsi un hommage à ceux qui sont le premier soutien des artistes tout en faisant un clin d’œil à la longue tradition de la commande de portrait. Un jeu va consister à chercher à reconnaître les collectionneurs exposés sur les miroirs du Café de Flore.
A travers ses photographies, l’artiste new-yorkaise Rhona Bitner mène une observation du monde du spectacle. Elle s’intéresse ainsi au cirque et à ses acteurs : acrobates, trapézistes, clowns, voltigeurs et funambules émergent de l’obscurité alors qu’ils se livrent à leurs exploits. Des séries plus récentes montrent la scène et ses ornements.
Affranchis de leurs protagonistes, ces lieux de représentation dévoilent leurs atours : drapés, rideaux de velours, spots et lustres occupent l’image dont la composition rend compte d’un travail sur la lumière.
Dans chacune de ces photographies, la scène semble figée, comme plongée dans le silence qui caractérise ces courts instants qui précèdent ou clôturent le concert. Rhona Bitner capte et traduit cette tension interrogeant la notion même de théâtralité.
Sept photos de la série Stages seront exposées au Café de Flore.
Guy Limone est né en 1958 à Villefranche sur Saône. Il vit et travaille à Paris. Au café de Flore, l’artiste imagine sur le thème du jeu, des sets de table dans l’esprit de ses « tapisseries », créés à partir de ses collections d’images, prélevées partout et toujours. Disposées en tas, les images nous évoquent une palette de peintre, une chambre d’enfant désordonnée, une partie de cartes sans règles… En regard, quelques tirages photographiques habilleront les vitres et miroirs du Café de Flore.
Guy Limone utilise divers médiums tels que la photographie, la peinture et l’installation, pour travailler sur l’unique et le multiple, l’uniformité et la diversité. Favorisant la sérialité, ses œuvres prennent ainsi la forme de guirlandes de figurines miniatures inspirées de statistiques diverse, ou encore de “tapisseries”, grands rectangles monochromes composés d’une multitude de petites images de même couleur.
Installation photographique in situ et broderies sur banquettes, 29 mai au 19 mai 2009, Café de flore, Paris.
Nicole Tran Ba Vang vit et travaille à Paris.
Nicole Tran Ba Vang réalise pour le Café de Flore un projet in situ avec une nouvelle série de photographies « De l’autre côté du miroir » inspirée du conte de Lewis Caroll. L’artiste prolonge ses réflexions sur la relation du corps à son décor, de l’individu à son environnement. Un double trompe l’œil sera créé. Les photographies sont les reflets des miroirs et en prennent aussi leur place. Le dispositif de présentation de ces photographies se substituant aux miroirs redouble le jeu ambigu entre le réel et le fictif.
Si le visiteur ne le découvre pas immédiatement, il s’étonnera d’abord de ne pas y voir son reflet pour ensuite découvrir des miroirs peuplés par des créatures ou des clones portant les empreintes du lieu brodées sur leur corps (les motifs sont inspirés des appliques ou bien des plafonniers). Brodés sur les banquettes et sur les modèles, les motifs ornementaux s’échappent de l’espace de l’image pour venir contaminer l’espace physique de l’exposition, telles des entités proliférantes à la fois attrayantes et menaçantes qui nous plongent dans une étrange atmosphère poétique
24 mai au 19 juin, Café de Flore
Natacha Lesueur au Café de Flore avec le chef Alain Passart.
Ses modèles habituels, coiffés de légumes en gelée ou parés de tranches de salami, donnent de l’humain une vision à la fois crue et étrangement futuriste, comme une mixture entre la chirurgie plastique, la nouvelle cuisine et le body art.
Natacha Lesueur y ajoute cette fois une touche de music-hall. En effet, au Café de Flore, ses photos acidulées de jambes dévorées de gourmandise semblent émaner de la scène d’un cabaret où les clients ne loucheraient que sur les cuisses des filles.
Plus haut, la jambe !
30 mai au 20 juin, Café de Flore, Paris
Michael Lin est né en 1964 à Tokyo. Il vit et travaille entre Taïwan et Paris.
Le temps du Parcours, le Café de Flore se pare d’étranges vitraux aux motifs végétaux et aux arabesques florales aux couleurs acidulées, qui ne sont pas sans rappeler le design d’un flacon de parfum. Très jeune Michael Lin quitte Taiwan pour New-York, où il étudiera le design. De retour dans son île en 1993, il commence à utiliser des textiles imprimés issus de la tradition japonaise et taïwanaise, dont il fit la base de son travail sur les motifs floraux.
La peinture de Michael Lin a trouvé son épanouissement dans l’ornementation et sa relation à l’architecture. Ses motifs géants utilisent tout l’espace mis à sa disposition pour se décliner sur les murs, les sols et les meubles, et créer des installations fonctionnelles qui invitent le visiteur à y pénétrer
Erwin Wurm est né en 1954 en Autriche. Il vit et travaille à Vienne. Pour le Parcours Saint Germain, Erwin Wurm crée une nouvelle série de One minute sculptures qu’il réalise au Café de Flore avec les personnalités et habitués qui fréquentent les lieux et le quartier. Ce principe qui fait la notoriété de l’artiste depuis 1997, est de mettre en scène des personnages dans des situations incongrues, aux prises avec des objets de la vie quotidienne dont l’usage a été détourné.
Le point de départ de ses œuvres tient toujours dans des instructions écrites et dessinées, données par l’artiste aux « modèles ». Frédéric Beigbeder, Christian Lacroix, Nathalie Rykiel,… se sont prêtés au jeu de l’artiste.
Stéphane Calais change le décor du Café de Flore, en substituant temporairement les lustres existants par six nouveaux plafonniers en verre multicolore. Ce projet rejoint un thème cher à l’artiste depuis 1994 : « le décoratif, la couleur et les objets utilisés comme des paradigmes de « vanités » contemporaines.
Stéphane Calais est né en 1967 à Arras. Il vit et travaille à Paris. Entre « coups de poings formels » et mises en scènes plus délicates, Stéphane Calais combine allègrement le dessin et la sculpture. D’où ces installations dynamiques et foisonnantes qui évoquent un univers joyeux lié à l’imaginaire et à la mythologie. Certains signes sont tout droit issus de la B.D., d’autres plus proches du conte de fées. Ses œuvres rendent compte d’un état en devenir
Café littéraire, le temps de la manifestation, autour d’une toile monochrome différente chaque jour. L’artiste était présent pour rencontrer son public. Claude Rutault est né en 1941. Il vit et travaille à Vaucresson. L’artiste élabore son système à partir d’un postulat stipulant que sa méthode n°1 consiste à peindre une toile de la même couleur que le mur sur lequel elle est accrochée et que la toile doit être repeinte en adéquation à chaque fois que la couleur du mur change.
L’artiste propose par cet expédiant une peinture monochrome limitée dans le temps et impliquant une intervention. Ce concept définit une œuvre à réaliser, avec ou sans l’artiste, et dont il est impossible d’imaginer le résultat par avance. Une seconde méthode vient compléter la première : si le mur n’est pas peint, la toile ne l’est pas non plus… Ce travail sur le non peint s’est développé à partir de ce choix à travers de nombreuses expositions, dont celle du musée national d’Art moderne en 1992.
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